Horizons Chimériques sur France Musique

Horizons Chimériques, l’excellente émission de Marc Dumont (datée du 18 septembre), était consacrée à la guitare ! Avec au début, l’Aria des Variations Goldberg de notre Duo Mélisande, et en clôture, le Soleares de mon disque Turina ! Pour réécouter l’émission, voici le lien :
Horizons Chimériques, 18 septembre par Marc Dumont sur France Musique

Un mot d’Eric Pénicaud sur mon disque Turina

« Sébastien Llinares nous offre une approche assez rare de Turina ; loin des effets habituels, il se concentre sur la seule inspiration poétique du compositeur. Cette démarche devient encore plus perceptible dans ses transcriptions. On devine l’intimité qu’a su créer l’interprète avec le coeur de l’oeuvre, lors de ce patient travail. Transcrire est parfois -à condition de se dépouiller d’un excès de cérébralité-  une sorte de sésame permettant de s’identifier au plus près avec un compositeur. On pourrait presque devenir le compositeur. En tout cas, les fruits musicaux qui nous sont offerts ici, et en abondance, semblent en témoigner. »

Eric Pénicaud

Classical Guitar – Réponse à Paul Fowles – Presse Turina – 7

Voici un bel article à propos de mon disque Turina paru dans le dernier numéro de l’excellente revue Classical Guitar.
Je me permets une petite réponse à l’attention de Paul Fowles, auteur de cet article, à propos du Garrotin de l’Hommage à Tarrega. Cette pièce, fréquemment dédaignée par les amateurs de guitare à cause de son caractère léger, n’en reste pas moins très réussie à mon avis. Son langage, certes très idiomatique, révèle non seulement un Turina moins grave qu’à l’accoutumé, et permet également d’introduire le Soleares avec élégance et panache. D’ailleurs, si je l’ai placé en deuxième position de mon disque, ce n’est absolument pas pour la cacher et l’étouffer par le spectaculaire Rafaga qui la précède, comme le dit Paul Fowles, mais simplement pour des raisons de composition du disque.
Rien n’est plus complémentaire que la comédie et tragédie, que la musique « légère » et la musique « profonde ». Bernstein, Poulenc et bien d’autres l’ont montré avec tant de génie.
Je travaille en ce moment sur la musique d’Henri Sauguet qui alterne des moments très « champagne » avec d’autres beaucoup plus mystérieux… c’est un vrai bonheur !
En tout cas, merci à Paul Fowles pour cet article très intéressant et pour ses avis qu’il argumente avec talent.

Sébastien Llinares sur Classical Guitar

Sur Turina, dans Guitare Classique Magazine

Ce mois-ci, j’étais invité par le magazine Guitare Classique pour la rubrique « Un tour de discothèque avec … » consacrée à Joaquin Turina.
Voici l’article, merci à eux !

P.S. : Je dois avouer qu’après réécoute, je préfère largement la version du jeune Bream, beaucoup plus aboutie et élégante !

Un compte rendu du concert à l’espace Bernanos. Presse Turina – 5

Le vendredi 16 décembre, j’étais invité à jouer à l’espace Bernanos pour un concert autour de Joaquin Turina. J’ai découvert une salle superbe, à l’acoustique taillée sur mesure pour la musique de chambre ou le récital.

A cette occasion, Sylviane Falcinelli m’a fait l’honneur de venir m’écouter et de publier un compte rendu. Ce compte rendu est un extrait de sa chronique qui parait dans l’excellente revue l’Education Musicale
Ce billet est plus qu’un compte rendu de concert, il dresse un constat sur le monde guitaristique français, et propose quelques idées intéressantes !! Je vous le recopie donc ici :

Pour conclure cette chronique, pourquoi ne pas sauter des touches du piano aux frettes d’une guitare ? Ne cachons pas notre étonnement devant le déclin d’un spectacle qui, autrefois, réjouissait les mélomanes : le récital de guitare. On y entend pourtant des musiques attrayantes, accessibles à tous, souvent ensoleillées (le fonds espagnol du répertoire !). Il y a quelques décennies, les soirées de guitare étaient très courues. Aujourd’hui, où en trouverait-on, par exemple dans les festivals d’été ? Organiser de tels concerts s’avère pourtant plus économique que la location d’un piano : voilà qui, en période de crise financière, devrait faire réfléchir les programmateurs ! D’autant que la France dispose d’un atout (certes de lointaine origine ibérique) pour reprendre le flambeau en la matière : la nouvelle révélation de la guitare s’appelle Sébastien Llinares. On s’est exprimée en d’autres lieux sur ce jeune artiste (lire : http://www.falcinelli.org/Europe/docu/Llinares.html) à l’occasion de la sortie de son premier disque ; il se produisait le 16 décembre dans le coquet auditorium de l’Espace Georges Bernanos à Paris, malheureusement devant un parterre de « happy few ». Il redonnait quelques pièces de son programme Turina, mais aussi deux Préludes très écrits de Villa-Lobos, le Caprice arabe de Tárrega, la Sérénade espagnole de Malats et la 3e Valse de Barrios Mangore. C’était l’occasion d’admirer de visu les doigtés très élaborés par lesquels il « registre » les timbres de son instrument avec audace, élargissant au maximum la palette dynamique et coloristique dans un souci constant de faire vibrer tout le spectre harmonique de la guitare. Son répertoire s’étendant de J.S. Bach à Tristan Murail, il nous promet de riches heures musicales dont on attend que les directeurs de salles et de festivals les fassent fructifier, pour le plus grand plaisir de leurs auditeurs.

Je remercie également Serge Chauzy pour le papier qu’il a consacré à mon disque pour le site classiquetoulouse.com

Très belle année à tous !